Etre danseur en Égypte, c’est une démarche politique

Soul-Basse-def

C’est au Caire que vient d’avoir lieu la première de Souls, dernière création du chorégraphe français Olivier Dubois et qui sera à nouveau présentée ce lundi 16 décembre à Alexandrie. En Égypte où la petite scène contemporaine bataille toujours pour trouver sa place.

Au Caire, une ville qu’il aime passionnément, Olivier Dubois vient plusieurs fois par an, depuis plus de 20 ans. En pleine création de Tragédie [présentée au Festival d’Avignon en 2012, ndlr], c’est ici qu’il vient pour faire le point. Au cours de ce séjour, la directrice artistique du Centre chorégraphique de danse contemporaine (CCDC) égyptien, Karima Mansour, lui propose d’animer un atelier pour ses étudiants. « J’ai rencontré des jeunes avec un appétit féroce de danse, se souvient Olivier Dubois. J’ai été très touché par leur rage, leur engagement. Ils travaillaient toute la journée et venaient à 17h pour leurs cours. Avant parfois de retourner travailler. Décider d’être danseur en Égypte, c’est une démarche politique ! »

Une démarche en tout cas semée d’embûches. Manque de formations et de financement, manque de studios de répétition, de salles de représentation indépendantes… La toute jeune scène contemporaine doit encore se battre pour réussir à exister à part entière.

A lire sur http://www.rfi.fr/afrique/20131216-olivier-dubois-souls-egypte-danse-contemporaine-appetit-feroce-egyptiens-Karima-Mansour

Leave a Reply