Le graphisme des disques Musique Classique

Alors que l’on célèbre en France la toute première « Fête du graphisme », plusieurs articles critiquent régulièrement les relations entre graphisme et musique classique. Kitsch ou ringarde, sujette aux tendances, la pochette de disque est au cœur du débat.

Si le principal vecteur de la musique est toujours le disque, même dans sa version numérique disponible en streaming, et si la pochette joue toujours un rôle important – voire primordial – dans la promotion d’un album : que se passe-t-il en musique classique ?

La question de la qualité graphique des pochettes est devenue récurrente dans les pays anglo-saxons. Le journaliste spécialisé dans la musique classique Norman Lebrecht  réunissait en octobre dernier ce qu’il qualifiait être « les pires pochettes de disques classique de 2013 », suite d’un diaporama proposé par Classic Fm « les 20 pires pochettes d’albums de musique classique de tous les temps ». Un album Pinterest est même consacré à ce sujet, tout comme deux pages web très fournies (la première, et sa suite).

En France, malgré une redécouverte du métier de graphiste (dont témoigne la « fête » du graphisme, en ce début d’année 2014), le débat peine à s’implanter. La pochette de disque, de plus en plus figée dans sa composition, répond à des codes et n’a pas – ou plus – vocation à traduire graphiquement les œuvres diffusées.

Dans les pochettes des Diapason d’or du mois de janvier, nous pouvons trouver : une photographie de ciel, un portrait d’artiste, deux peintures, et une composition. Le coin du collectionneur multiplie les photographies d’archive : pianiste, chef, tous en noir et blanc, encadrés des informations pratiques. Un même objectif partout : identifier le métier, l’artiste, ou le temps de la composition.

A lire sur http://www.francemusique.fr/actu-musicale/graphisme-et-musique-classique-la-pochette-en-question-20021

Leave a Reply