Le théâtre à l’heure de tous les dangers

Le théâtre à l'heure de tous les dangers

Le milieu théâtral craint de ne plus pouvoir assurer sa mission de service public du fait de son indépendance menacée, des crédits rabotés, de la diversité des structures mise à mal ou encore de la fermeture de salles.

Le 10 décembre 2014, un « appel collectif et solonnel  » regroupant une centaine d’artistes et de directeurs d’institution a été adressé à la ministre de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin. Il dénonce l' » effritement déjà visible  » du réseau culturel français. Beaucoup de responsables politiques et de régions abandonnent le défi de subventionner et de soutenir les programmations théâtrales, et plusieurs salles de théâtre mettent la clé sous la porte.

Baisse des aides à la création, subventions subordonnées à la rentabilité, menaces sur la diversité des scènes théâtrales, qui permet de toucher le plus de monde possible… La coupe déborde d’autant plus que la réforme des régions approche, alors que ni les missions ni les labels ne sont encore définis, selon un conseiller du ministère de la Culture au bord de la crise de nerf. Sur le terrain, l’inquiétude est également palpable. « Comment les inspecteurs pourront-ils accomplir leur travail de repérage, d’encouragement et de conseil dans le cadre des immenses nouvelles régions ?[…] » ironise-t-on.

De son côté, Fleur Pellerin avance avec des derniers discours qui montrent que les choses bouges. Si on a connu un « Fleur bashing  » à la suite des idées d’oeuvres devenant des  » contenus  » et les spectateurs des  » consommateurs « , il s’essoufle et la ministre semble  » bosseuse « .
 » On a senti, ces dernières semaines, qu’elle avait vraiment envie d’endosser le costume et de ne pas laisser les rênes de sa politique à d’autres qu’elle, comme c’était le cas d’Aurélie Filippetti « , analyse Hélène Cancel, directrice du Bateau Feu, à Dunkerque.
Ces louanges s’appuient sur la promesse faite par Manuel Valls d’inscrire le statut des intermittents dans la loi, et de stabiliser le budget de la Culture, pendant trois ans. Avec, en guise de bonus, un « pacte culturel » : si les élus s’engagent sur trois ans, l’Etat les soutiendra pour la même durée.

Malgré ces promesses, les professionnels se sentent manipulés et attendent encore plus d’actions de la part des politiques.

Plus d’informations : www.lexpress.fr/culture/

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